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La haute altitude… mythes et réalités

La majorité de nos challenges se déroulent au niveau de la mer mais certains d’entre eux se dérouleront en haute montagne à une altitude modérée à extrême. Nous prenons donc la responsabilité et l’initiative de vous informer des mythes et des réalités sur la haute altitude.

Par définition, nous commençons à parler de problèmes de santé potentiels liés à l’altitude à partir de 2000m. L’effet de l’altitude sur le corps humain varie énormément d’un individu à l’autre et d’une expérience à l’autre. L’altitude à laquelle nous commencerons à ressentir les effets sur notre corps variera d’une personne à l’autre et d’une expérience à l’autre. Il n’y a aucune règle, il faut être très vigilant et écouter son corps. Il est impératif qu’aucun symptôme ne soit négligé. En cas de doute, redescendre à une altitude plus basse (au moins 1000m plus bas) est la première chose à faire.

Entre 2500m et 3500m………Altitude modérée
Entre 3500m et 5500m………Haute altitude
Entre 5500m et 8848m………Altitude extrême!

Passé 7000m c’est la zone de la mort. À partir de cette altitude, il n’y a plus de possibilité pour le corps de s’acclimater. L’état de santé se dégrade très rapidement.

Contrairement à la croyance populaire, la haute altitude n’est pas compatible avec tout le monde! Certaines conditions médicales préexistantes sont des contre-indications absolues à un séjour en haute altitude. C’est pour cette raison qu’il est primordial que chaque participant consulte un médecin afin de s’assurer que sa condition physique permette ce genre d’aventure. Nous vous recommandons le Groupe Santé Voyage en raison de son expertise dans le domaine de la santé des voyageurs et de la haute altitude.

La liste des problèmes liés à la haute altitude est très longue (mal aigu des montagnes, œdème pulmonaire, œdème cérébral, apnée du sommeil, etc.). Gardez en tête que vous devriez toujours avoir du plaisir en montagne et si ce n’est pas le cas, redescendez au plus vite (même en pleine nuit!). Comme pour tout projet, la réussite dépend d’une préparation adéquate. Un cours sur la haute altitude et des lectures approfondies sur le sujet devraient faire partie intégrante de votre préparation.

Voici quelques petits trucs pour éviter le pire et profiter pleinement de votre challenge!

• Montez lentement, évitez l’exténuation et ne portez jamais plus de 12 Kg;
• Évitez l’alcool et le tabac
• Évitez les médicaments sédatifs et les somnifères;
• Assurez une bonne hydratation. Buvez suffisamment pour garder l’urine claire et abondante. Arrêtez-vous à toutes les 15 ou 20 minutes maximum pour boire. L’hydratation régulière est la clef du succès.;
• Habillez-vous chaudement, l’hypothermie aggrave les symptômes du mal de l’altitude
Apprenez à reconnaître et à admettre la présence des symptômes. Ceci est un signe de sagesse et non de faiblesse!


Utilisation du bon vocabulaire…

Adaptation versus acclimatation à la haute altitude. Malheureusement, la plupart des gens et même l’industrie du voyage emploient ces termes comme s’ils étaient synonymes. S’il y a deux mots, c’est qu’il y a deux définitions et l’utilisation de chacun selon leur signification propre est très importante pour nous!

En haute altitude, notre corps commencera par s’adapter tranquillement (augmentation du rythme cardiaque, augmentation de la fréquence respiratoire, etc.) puis par la suite il arrivera à s’acclimater - ce que nous souhaitons. Le processus d’acclimatation (surproduction accélérée de globules rouges) proprement dit, commencera généralement entre la 7e et la 10e journée après la première exposition en haute altitude donc autour de 2500m.

© Emmanuel Daigle. Révision faite par le docteur Martin Brizard directeur médical du Groupe Santé voyage.